Vieuxtemps, Henri, Belgian composer and violinist (1820-1881). 9 autograph letters signed.

Tarascon, Dreieichenhain, Paris, Cincinnati, Châtel-Guyon, and Mustapha Supérieur, 1856-1880.

8vo. Together 24 pp. on 9 bifolia. 2 with autograph address verso.

 3.500,00

Amicable letters to the violinist and composer Bernard Edouard Millont (1820-93) about his work and travels, as well as family affairs and mutual friends.

About his fruitful work in the countryside, as well as his travels in America, Russia, and England: "Apropos, je ne suis pas mort, mais bien enterré dans mes paperasses, car chaque fois que je suis à la campagne cela me pousse à la composition d'une manière féroce [...] J'ai beaucoup voyagé depuis que je vous ai vu, j'ai été en Amerique, en Russie [...] en Angleterre [...]" (Dreieichenhain, 15 July 1861).

In shock about the death of Millont's wife, as his own wife is hovering between life and death: "Ah! Mon pauvre Bernard, mon pauvre ami quel malheur! et que je vous plains. Comment votre bonne et excellente femme n'est plus!!!! C'est affreux et je compatis d'autant plus à votre douleur que j'ai la mienne depuis 15 jours entre la vie et la mort [...]" (Paris, 18 June 1868).

2 letters with thanks for accommodating Madame Landowski and her son Paul, in-laws of his daughter Julie: "Mais je ne veux pas vous laisser quitter la grande ville [...] sans vous remercier de l'accueil que vous avez fait à Madame Landowska [!] mère et à son fils Paul, et enfin sans vous dire toute ma reconnaissance pour les démarches que vous avez faites pour eux [...]" (Châtel-Guyon, 28 Aug. 1874).

About his recently composed concert for violoncello, which has pleased their mutual friend, the Belgian composer and cellist Joseph van der Heyden, who will tell Millont all about it himself: "Ainsi je viens de terminer un concert de violoncelle que je crois réussi et dont notre ami Van der Heyden qui s'en est enflamé, et me l'a entendu, vous dira tout le mal qu'il en pense [...]" (Mustapha Supérieur, 24 April 1880).

To the Belgian diplomat Eugène Henri Léonard Beyens (1816-94) inquiring about the fate of his house following the siege and bombardment of Paris: "J'ai suivi avec un intérêt et une anxiété extrême, comme bien vous pensez, les évênements désastreux qui se sont succédés si rapidement et ont enfin amené la catastrophe innévitable du siège, du bombardement et de la reddition de Paris. Aujourd'hui mes intérêts personnels me préoccupent beaucoup et je suis très inquiet sur le sort de ma maison de la rue chaptal No. 31 [...] Je voudrais cependant bien savoir si elle existe encore [...]" (Cincinnati, 31 Jan. 1871).

Asking him to support an aspiring actor, owner of an extraordinary Stradivarius, in finding an engagement in Marseille: "Ces lignes vous seront transmises par Monsieur Belmarre qui possède le Stradivarius le plus complet que jamais gosier humain ait récélé [...] Monsieur Belmarre décidé à embrasser la carrière théârale [...] Je vous l'adresse et vous prie de vouloir l'entendre et l'aider de vos précieux conseils et nombreuses relations à Marseille [...]" (Mustapha Supérieur, July 1880). On headed stationery of the Station Sanitaire Algérienne with embossed monogram.

A single letter shows a larger tear; in all very well preserved collection.

Art.-Nr.: BN#54058 Schlagwort: