Louÿs, Pierre, French poet and novelist (1870-1925). Autograph letter signed.

[Paris], "Mercredi matin".

8vo. 2 pp.

 180,00

To his friend, the poet and socialist politician André Lebey, with somewhat cryptic remarks on a letter that was originally enclosed in copy, and expressing the wish to meet Lebey in person as soon as Louÿs's health would permit it: "Confidence. Veux-tu lire la lettre que je copie pour toi, et garder cette feuille dans tes papiers ? Impossible de t'expliquer ce qu'elle signifie. Je crois tout de même que le ton ne the déplaira pas. Pour d'autres questions (et bien que celle-ci soit assez grave je peux dire : paula maiora) je voudrais te voir aussi tôt que possible. La difficulté est que je suis malade : pas sorti depuis un mois. Cela ne m'est pas encore arrivé à Paris. Heures de sommeil de plus en plus tardives. Alors [...]".

In a short postscript, Louÿs asks Lebey for absolute discretion concerning the letter, adding a quote from José-Maria de Heredia's 1896 poem Salut à l’Empereur: "Pas un mot à personne, sur la lettre ci-jointe. Non pour moi. Je m'en fous. 'Le poète seul peut tutoyer les roys' : Mais ce n'est pas à mon propos que je mets cet homme à la porte".

Louÿs had an affair with José-Maria de Heredia's daughter Marie, the wife of Henri de Régnier, and later married her younger sister Louise in 1899.

On mourning paper. With several tears, slightly affecting the text.

Art.-Nr.: BN#58486 Schlagwort: