Humbert, Thérèse, Salondame und Hochstaplerin (geb. 1856). Eigenh. Brief mit U.

Fulda, 13. V. 1885.

2 SS. auf Doppelblatt. 8vo. Beiliegend 8 gleichfalls an den "Moniteur" adressierte Briefe von H. bzw. J. Humbert. Zusammen 15½ SS. Verschiedene Formate.

 1.500,00

In französischer Sprache an die Administration des "Moniteur de la Chance Universelle" in Wien, u. a. mit der Bitte um Zusendung zweier Zeitschriften, die sie während einer Reise zufällig gelesen habe (I) und betr. der Überprüfung eines Vorvertrags zu einer Leihgabe, den ihr der Empfänger des Briefes übermittelt habe (der aber wertlos sei, da die unterzeichnende Person unbekannt sei) (II).

I: "Dans un voyage que je viens de faire j'ai lu par hasard votre journal. Auriez-vous la bonté de m'en envoyer un exemplaire ou deux à titre d'essai? [...] En même temps je […] savoir par retour du courrier avec quelle prime sont sorties les 2 obligations suivantes [...] Je vous serais bien obligé de me communiquer le renseignement ci-dessous sans retard en m'indiquant le coût que je vous remettrais déjà d'avance en timbres poste si j'avais des timbres d'Autriche [...]" (Br. v. 13. V. 1885).

II: "J'ai à vous soumettre une grave réclamation que vous apprécierez. J'en suis certain, à sa valeur, malgré le temps qui s'est écoulé depuis la réaction [?] de votre dernière lettre du 28 Janvier 1888. Vous m'avez envoyé à cette époque une Promesse Emprunt d'Autriche 1860/1/5. Or, vérification faite, j'ai constaté que cette Promesse que vous m'avez conférée [?] […] 10.

N'a absolument aucune valeur et ne pouvait pas sortir matériellement au tirage. Sans entrer dans des détails permettez-moi de vous dire, Monsieur, que la dite promesse a été signée C a.d. émise par une personne complètement inconnue. L'irrégularité est palpable, attendu que la personne signatrice a négligé de remplir ce qui est essentiel de remplir et ce qui constitue la validité de la promesse, soit ,Bof[…]' - [….] Le premier venu certainement pourrait signer des promesses dans ces conditions [...]" (Br. v. 24. II. 1888).

Die französische Betrügerin Thérèse Humbert wurde 1856 als Thérèse Daurignac im Languedoc geboren. Bald nach ihrer Hochzeit mit Frédéric Humbert, dem Sohn des Bürgermeisters von Toulouse, erzählte sie von einer mysteriösen Erbschaft, die ihr ein amerikanischer Millionär namens Robert Crawford aus Dankbarkeit hinterlassen habe. Mit dem versprochenen Millionenerbe als Sicherheit nahm die Familie enorme Kredite auf, durch die die Humberts zwei Jahrzehnte lang in der Hauptstadt im Reichtum und Verschwendung lebten. Thérèse unterhielt sogar einen Salon, in dem die Pariser Gesellschaft ein und aus ging. Erst 1901 erzwang ein Gericht die Offenlegung der Verhältnisse. Die Luftblase der Erbschaft platzte, und der Skandal erschütterte die französische Finanzwelt - tausende von Investoren und Gläubigern waren ruiniert, darunter auch die Schwiegereltern des Malers Henri Matisse. Die flüchtigen Humberts wurden im Folgejahr in Madrid verhaftet, und Thérèse wurde zu fünf Jahren Arbeitshaus verurteilt. Nach ihrer Entlassung verliert sich ihre Spur.

Art.-Nr.: BN#14572 Schlagwörter: ,